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Les différentes toiles

La toile Trianon

1858 à 1872

La toile Trianon est la première toile utilisée par la maison Louis-Vuitton. Toile imperméable, très résistante et généralement de couleur grise. Preuve de sa robustesse, l’intégralité des stocks de l'atelier d'Asniere ont été réquisitionnés lors de la guerre franco prussienne de 1870 pour la création d'aéroplanes, unique moyen de communication entre la France libre et la France occupée.

La toile rayée rouge

1872 à 1876

La toile rayée rouge est la première toile à motifs utilisée par un malletier. Louis Vuitton met au point cette toile pour différencier ces nouvelles malles plates des autres malletiers ayant comme lui, également aplanit le capot de leurs bagages.

La toile rayée beige

1876 à 1888

Louis Vuitton est déjà abondamment copié à cette époque par les autres malletiers, qui proposent maintenant eux aussi des malles plates ou des malles rayées. Pour faire face, Louis Vuitton est le premier malletier à avoir breveté une toile à motif propre à l'entreprise. Celle-ci est très semblable à la précédente, avec une modification des lignes rouges pour des lignes beiges. Dès lors, deux types de toiles sont disponibles, une toile rayée beige clair et une toile rayée beige foncé. La toile rayée rouge reste disponible en commande spéciale. On remarque durant la période de transition l'apparition sur certains-modèles particulièrement rares d'une toile rayée "striée" ainsi que le terme "déposé" dans certaines rayures.

C'est en 1928 que la dernière malle rayée Louis Vuitton a été produite, pour une cliente très attachée aux motifs à rayures.

La toile damier

1888 à 1896

Le motif rayé a été abondamment copié par les autres malletiers malgré le dépôt d'un brevet pour le protéger. On le retrouve notamment chez Goyard et Moynat. C'est encore une fois pour démarquer ses produits des autres maisons que Louis Vuitton crée le motif Damier. Comme pour la rayure, on le retrouve dans deux teintes, une claire et une foncé. Première toile enduite de la maison, elle est aussi appelée toile "moleskine". Constitué sur une structure en lin, la toile était « imprimée » du motif, puis enduite.

La toile tissée Jacquard

1896 à 1904

Louis Vuitton est décédé depuis 4 ans déjà quand son fils George crée le célèbre motif monogramme. Malgré les brevets déposés pour la toile damier et les nombreuses actions juridiques pour la protéger, la maison est toujours abondamment copiée. C'est donc pour complètement dissocier les autres enseignes de leur maison que George et son fils créer un motif indissociable de Louis Vuitton, avec les initiales du créateur et différentes formes géométriques. Ces formes seraient directement inspirées du carrelage présent dans la cuisine familiale d'Asniere ( carrelage qui serait encore conservé dans la maison d'un des descendants de la famille ).

Le monogramme Louis Vuitton apparait pour la première fois sous la forme d'une toile tissée jacquard. Cette toile très délicate représentée des motifs très fin et une fois posée, était recouverte d'un vernis de protection, aujourd'hui souvent disparu. Cependant, en plus d'être très compliqué à poser lors de la fabrication des malles, la toile tissée Jacquard était collé avec une colle à base de farine de seigle, aliments très appréciés des rongeurs qui dévoraient le revêtement des malles dans les endroits humides.

Toile monogram Enduite

1902 - vers 1959

La toile tissée était particulièrement couteuse, sa fabrication compliquée et son état se dégradait rapidement. C’est pourquoi, George Vuitton propose dès les années 1902 la première toile monogramme enduite, dites de fabrication « Pégamoïd ». Cette fabrication consistait à utiliser des résines d’induction Pégamoïd, en appliquant le motif jaune sur une toile de coton déjà enduite.

Au cours de cette période, Louis Vuitton proposait de nombreuses toiles différentes, avec des motifs de plusieurs couleurs (jaune, vert, rouge ou bleu), des monogrammes appelés « sombres » ou bien des toiles aux motifs jaunes dits « pochoirs ». Toutes ces toiles étaient très résistantes et conservées la même fabrication, avec une base en toile de coton enduite.

Toiles Vuittonite unie

Vers 1900

Nous retrouvons également des toiles de couleurs unies, appelées toile Vuitonite. Ce revêtement était souvent utilisé pour les modèles automobiles car la couleur pouvait être changée et correspondre parfaitement à la couleur de la voiture. Les voitures de l’époque étant essentiellement noires, on retrouve beaucoup de modèles automobiles en Vuitonite noire.

Cette toile très résistante pouvait rester dehors et être cousue directement sur le fût en bois de la malle. Les modèles les plus répandus étaient de couleur orange, originellement crées pour la clientèle russe. Nombreuse malle Louis Vuitton recouverte de toile vuittonite orange sont aujourd’hui devenue jaune, à cause d’une exposition trop importante au soleil. L’astuce pour reconnaitre le revêtement d’origine d’une malle est de regarder la tranche intérieure, rarement exposée au soleil. Les toiles vuittonite jaunes, orange, verte et rouge sont les plus connues.

On retrouve également durant la seconde guerre, une toile grise très solide, utilisée peu de temps par Gaston Louis ( fils de George ), quand il devait produire ces malles en France "libre" sous le régime de Vichy. Durant cette guerre, les ateliers d'Asniere ont été réquisitionnés par la Gestapo pour fabriquer des cercueils avec les bois utilisés pour le fût des malles. Cependant, les planches de peupliers étant par avance pré-coupée, il était impossible de répondre correctement à la demande allemande..

Toile monogramme enduction PVC

1959 - Aujourd’hui

Louis Vuitton utilise aujourd’hui une toile monogramme enduite sur un film PVC, avec une enduction par transfert de matières plastique à l’état pâteux (polychlorure de Vinyle) sur un support textile tissé à base de fibre de coton et de polyester. Cette toile est plus simple à produire, elle peut être utilisée pour les sacs de voyage et est beaucoup plus résistante.