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La bijouterie d'une malle

Les pièces de la bijouterie

Ces malles ayant traversé le temps, il n’est pas rare de devoir retrouver des pièces manquantes, disparues ou accidentées lors d’un voyage. Une serrure forcée, une poignée cassée ou bien simplement un clou absent ; nous devons retrouver pour chacun de ces manques, la pièce de remplacement la plus proche de la pièce d’origine.

Une fois la malle complétée, un important travail de nettoyage est effectué sur l’ensemble de la bijouterie, avec des méthodes particulières en fonction des matériaux utilisés. On retrouve généralement pour les serrures et les pièces métalliques : le laiton, l’acier, le cuivre et l’aluminium.
Les poignées et les bordures peuvent être constituées de cuir végétal, de peau de porc, de laiton, d’aluminium, d’acier ou de parchemin, tandis que les liteaux (lattes en bois) sont principalement en hêtre (bois solide et résistant).

Le nettoyage du laiton

Le laiton était au XIX et XXème siècle, le métal le plus utilisé par les malletiers. Alliage composé de cuivre et de zinc, il est très résistant et se travaille assez facilement à chaud comme a froid. Il était principalement employé pour la confection des serrures, des poignées articulées et des cornières. Il est plus brillant que le bronze et assure une grande solidité.

Le nettoyage des pièces en laiton représente une importante partie de la restauration d’une malle. Ces pièces doivent être nettoyées, avec un niveau d’oxydation qui dépend du lieu de stockage du bagage. Plus la malle a été exposée à l’humidité, plus le laiton risque d’être attaqué par l’oxydation (c’est le contact entre le laiton et l'oxygène qui crée cette corrosion sur la pièce).

Aujourd’hui, le laiton utilisé par Louis Vuitton est soumis à de nombreux testes de résistance et sa composition est modifiée pour supporter davantage les nouvelles conditions climatiques. Lors de ces essais, les pièces sont exposées à des brouillards salins ou de la sueur synthétique, de façon à analyser et améliorer leurs tenues à la corrosion naturelle.

Les clous

Les clous et rivets utilisés pour maintenir la bijouterie d’une malle, étaient généralement en bimatières, avec une tête en laiton et une tige en acier. Cette association préserve la solidité de l’acier et la brillance du laiton.

Originellement, le bombage des clous permettait d’éviter le frottement entre deux malles superposées dans un wagon. C’est Louis Vuitton qui aurait commencé dans les années 1860 à employer ces fixations, rapidement indissociable de la malle de luxe. Pour se démarquer de la concurrence, George Vuitton fit graver le nom de l’entreprise sur la tête en laiton de chacun des clous, composant une malle Louis Vuitton.

Ces clous étant marqués, ils sont très compliqués à retrouver aujourd’hui. Par consequent, nous devons conserver et restaurer l’ensemble des rivets et clous présents sur une malle Louis Vuitton, qui ne peut pas être sauvée. Nous recherchons activement des bagages de la marque, quel que soit leur état.

Fabrication de pièces spécifiques : Le bronzier d’art

L’artisan bronzier s’adapte en fonction du type de demande, avec la possibilité de créer un moule ou de directement sculpter le laiton. On retrouve ci-contre la création d’une poignée en laiton, pour un petit coffret à bijoux Hermes des années 1950 recouvert de veau Doblis. La poignée a été sculptée, puis dorée à l’Or, pour retrouver son aspect initial.

Le maroquinier

L’artisan maroquinier a lui aussi beaucoup de contraintes lors de la restauration des parties en cuir d’une malle. Il doit retrouver la patine du temps et les méthodes de fabrication d’époque, pour ne pas dénaturer l’aspect du bagage. Des fils particuliers, des filets larges, des marquages uniques et des techniques souvent inconnues, nous rendant la tâche particulièrement complexe. Nous devons ensemble sans cesse apprendre et nous adapter à chaque nouveau projet.