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Pour la première fois, Bagage Collection traverse l’Atlantique et pose ses malles à Los Angeles, dans le mythique concept store Maxfield sur Melrose Avenue. Un lieu culte pour les passionnés de mode et de design, choisi avec soin pour accueillir cet événement exceptionnel, qui se tiendra dans une somptueuse maison Jean Prouvé du 14 novembre au 31 décembre.
L’exposition se déploiera en trois espaces : une boutique éphémère présentant des pièces à la vente, un espace historique mettant en lumière des malles de provenance rare, et un atelier vivant où le savoir-faire artisanal de la maison sera à l’honneur. Pour marquer cette première américaine, une trentaine de malles Louis Vuitton seront exposées, retraçant l’histoire du voyage et de l’élégance à travers le temps.
Le 14 novembre à 18h, un cocktail d’ouverture sur invitation viendra inaugurer l’exposition. Les visiteurs pourront y découvrir des malles ayant appartenu à de grandes figures américaines, mais aussi des pièces emblématiques issues de la collection Maxfield, comme des fauteuils Giacometti ou une table Jean Prouvé. Julie Martin, fille des fondateurs Sandrine et David Martin, sera présente sur place pour partager l’histoire familiale et la passion qui anime Bagage Collection depuis ses débuts.
Une histoire américaine emblématique
Fondé en 1969 par Tommy Perse, Maxfield est bien plus qu’un simple magasin : c’est une institution culturelle majeure de Los Angeles, une adresse mythique où se croisent depuis plus d’un demi-siècle les univers de la mode, du design et de l’art contemporain. Situé au 8825 Melrose Avenue, dans un bâtiment brutaliste à la façade monolithique, le lieu impose dès l’extérieur une présence sculpturale et silencieuse. À l’intérieur, les vastes volumes de béton brut et la lumière tamisée composent une atmosphère presque muséale, où chaque vêtement, meuble ou objet est exposé comme une œuvre d’art.
Visionnaire, Tommy Perse a été l’un des premiers à importer en Californie l’esprit des créateurs japonais comme Comme des Garçons ou Yohji Yamamoto, tout en révélant des figures radicales telles que Rick Owens. Maxfield a également contribué à faire connaître Armani aux États-Unis, bien avant que la marque ne devienne un symbole mondial du luxe. Le magasin ne se contente pas de vendre : il met en scène le goût, en brouillant volontairement les frontières entre galerie, atelier et concept-store. Dans cet espace, un parfum rare peut côtoyer une sculpture contemporaine, un fauteuil de Jean Prouvé ou une pièce d’archives de Chanel.
Au fil des décennies, Maxfield est devenu un lieu de pèlerinage pour les esthètes et les collectionneurs du monde entier, un repère d’avant-garde où l’on vient autant pour acheter que pour s’inspirer. Sa clientèle mêle artistes, designers, musiciens et cinéastes, attirés par cette vision totale du luxe — à la fois brute, intellectuelle et sensuelle. Fidèle à l’esprit de Tommy Perse, la boutique incarne aujourd’hui encore une certaine idée de l’élégance californienne, entre radicalité architecturale, exigence esthétique et liberté créative.